Affichage des articles dont le libellé est Cartel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cartel. Afficher tous les articles

mercredi 12 août 2015

Où aller le 15 août ?

Le 15 août


  • 15/08/2015 Caldas de Rainha (Leiria) Portugal - Toros de David Ribeiro Telles para Antonio Ribeiro Telles (I), João Moura (hijo), Sánchez Vara, Antonio Joao Ferreira
  • 15/08/2015 Villarrobledo (Albacete) España - Toros de Hijos de Eduardo Miura Fdez para Curro Díaz, Rafael Rubio "Rafaelillo", Miguel Tendero
  • 15/08/2015 Dax (Landes) Francia - Toros de Garcigrande para El Juli, José María Manzanares, Pepe Moral
  • 15/08/2015 Dax (Landes) Francia - Toros de Pedraza de Yeltes para Javier Castaño, Pérez Mota, Juan del Álamo
  • 15/08/2015 Reguengos de Monsaraz (Évora) Portugal - Toros de Murteira Grave para Luis Rouxinol, Vitor Ribeiro, Filipe Gonçalves
  • 15/08/2015 Bayona (Pyrénées-Atlantiques) Francia - Toros de Antonio Bañuelos para Juan Bautista, Daniel Luque, Alberto López Simón
  • 15/08/2015 Béziers (Hérault) Francia - Toros de Robert Margé para Manuel Escribano, Iván Fandiño, Cayetano Ortiz
  • 15/08/2015 Pontevedra (Pontevedra) España - Toros de Román Sorando Herranz para Rivera Ordóñez "Paquirri", El Fandi, Miguel Abellán
  • 15/08/2015 Roquefort (Landes) Francia - Novillos de Pedraza de Yeltes para Andrés Roca Rey, Joaquín Galdós, Louis Husson
  • 15/08/2015 Guijuelo (Salamanca) España - Toros de Adelaida Rodríguez García para López Chaves, Jiménez Fortes, Damián Castaño
  • 15/08/2015 Gijón (Asturias) España - Toros de Adolfo Martín Andrés para Fernando Robleño, Miguel Ángel Perera, José Garrido
  • 15/08/2015 Tulancingo (Hidalgo) México - Toros de Puerta Grande (Mariano Ramírez) para Rodrigo Santos, Rafael Ortega, José Mauricio
  • 15/08/2015 San Sebastián (Guipúzcoa) España - Toros de Juan Pedro Domecq para Morante de la Puebla, Sebastián Castella, Alejandro Talavante
  • 15/08/2015 El Puerto de Santa María (Cádiz) España - Toros de Luis Terrón Díaz para Fermín Bohórquez, Rui Fernandes, Leonardo Hernández, Manuel Manzanares, Andrés Romero, Manuel Moreno
  • 15/08/2015 Arbeláez (Cundinamarca) Colombia - Toros de Clara Sierra para Willy Rodríguez, Cristóbal Pardo Jr., Luis Miguel Castrillón
  • 15/08/2015 El Burgo de Osma (Soria) España - Toros de Pilar Población del Castillo para Lea Vicens, Óscar Mota, Mario Pérez Langa
  • 15/08/2015 Roa de Duero (Burgos) España - Toros de Fernando Peña Catalán para Juan José Padilla, Morenito de Aranda, Paco Ureña
  • 15/08/2015 Tafalla (Navarra) España - Toros de Dolores Aguirre Ybarra para Luis Miguel Encabo, Francisco Marco, Alberto Aguilar
  • 15/08/2015 Briviesca (Burgos) España - Toros de Soto de la Fuente para Luis Vilches, Joselillo, Iván Abásolo
  • 15/08/2015 Blanca (Murcia) España - Novillos de Hdros. de José Cebada Gago para Daniel Crespo, Varea
  • 15/08/2015 Las Ventas (Madrid) España - Toros de Santiago Domecq Bohórquez para Frascuelo, Ángel Teruel, Javier Jiménez
  • 15/08/2015 Messejana (Beja) Portugal - Toros de Canas Vigouroux para Luis Rouxinol, Vitor Ribeiro, Brito Paes
  • 15/08/2015 Leganés (Madrid) España - Toros de Castilblanco para Pablo Hermoso de Mendoza, Andy Cartagena, Diego Ventura
  • 15/08/2015 Valverde del Camino (Huelva) España - Novillos de Manuel Ángel Millares para Álvaro Lorenzo, Ginés Marín, David de Miranda
  • 15/08/2015 Hervás (Cáceres) España - Toros de Victorino Martín Andrés, Ganadería de Urcola, Francisco Galache de Hernandinos, Peñas Blancas (Antes Sánchez Ybargüen), Luis Albarrán y El Cubo para Emilio de Justo
  • 15/08/2015 Sigüenza (Guadalajara) España - Novillos de Miranda y Moreno para Miguel Ángel Silva, Adrián Henche
  • 15/08/2015 Cenicientos (Madrid) España - Toros de José Escolar Gil y Adelaida Rodríguez García para Salvador Cortés, Octavio Chacón, Iván García
  • 15/08/2015 El Espinar (Segovia) España - Toros de Antonio San Román para Joselito Adame, Víctor Barrio, Martín Escudero
  • 15/08/2015 Cebreros (Ávila) España - Toros de Peñajara para Serafín Marín, Javier Herrero, Gómez del Pila.

Si on pouvait comparer avec le 15 août 1870 ou le 15 août 1920, 1935, 1955... Quelqu'un aurait de telles archives ? Ce serait intéressant.
Normalement demain les aficionados sont tous dehors. Ils iront à la plaza à pied, en bus, en voiture. En ville ou à la campagne, demain c'est la fête de l'Immaculée Conception et des Aficionados. On pourrait tous avoir un œillet à la boutonnière pour les garçons ou sur l'oreille pour les filles. On disait autrefois que le torero sans contrat ce jour-là devait se faire du souci pour sa carrière.
Demain il y a 29 fois fiesta brava. Qu'on se le dise.

El Ubano

samedi 12 juillet 2014

Culture

Héritages

A l'heure où beaucoup se creusent la tête à la recherche de solutions pour ramener des jeunes dans les gradins, les plus gâteux d'entre nous se souviendront que dans des temps pas si éloignés existait une coutume largement répandue qui consistait à ouvrir les portes des arènes à la mort du cinquième taureau. Et cette pratique avait des adeptes chez les moins jeunes aussi. Cela suppose que des espaces soient restés vides dans les gradins, puisqu'en 2014 il n'est pas envisageable de laisser des spectateurs s'installer dans les escaliers.

Nous en profitons pour rappeler au passage que dans les endroits où les débarquements nocturnes et silencieux des taureaux de la féria se déroulaient en public, ce spectacle "intime" permettait aux curieux et aux initiés de  se retrouver dans une ambiance particulière et les billets vendus soulageaient la trésorerie. Les taureaux suscitaient d'interminables commentaires.

Les affiches ont aussi un rôle. A force de les dépouiller d'informations pour en faire des objets de "design" épurés, on croirait parfois avoir à faire à une expo à la MJC. La corrida à pied est anachronique donc : une affiche doit comporter un maximum d'informations exotiques concernant l'élevage et les participants à pied ou à cheval, la "cuadra", les fers, les devises etc... et surtout la mention " EXTRAORDINAIRE CORRIDA DE TOROS ".

Les alguazils escortant l'arrastre allant chercher le bon peuple dans les rues et devant les cafés sont un détail, soit, mais c'est motivant et coloré. On en viendrait à regretter les revendeurs clandestins connus de tous.

Ce sont tous ces petits riens qui participent  à l'épanouissement d' une "culture" revendiquée.

El Ubano


lundi 18 novembre 2013

Dérives ultramarines

 Ils ont du pain sur la planche les ayatollahs aztèques !
Et la planche en question, elle est sacrément savonneuse.
Côté institutionnel, côté public, côté ganadero, côté organisation, côté communication... ça fait beaucoup de côtés pour un cercle aussi vicieux que celui sur lequel surfent aujourd'hui les empresas et les toreros.

Les lignes qui suivent ne prétendent pas décrire une vérité absolue : elles sont le simple constat d'une sarthoise qui a assisté à moins d'une dizaine de courses là-bas, de l'autre côté.

A Guadalajara cette année, en pleine feria, dans le centre ville, il n'y a pas une seule affiche de la course du dimanche. Hormis le placard en 8 x 4 qui borde le périphérique, on peut trouver quelques carteles sur les murs de Tlaquepaque, une banlieue qui dispose d'une arène en propre (plaza que presque aucun habitant n'est capable de situer, soit dit en passant).

Aux arènes, les batacazos (somme toute assez fréquents même si la maladresse des hommes en est régulièrement à l'origine) déstabilisent manifestement autant le public que le... heu... disons... écuyer. On voit bien certaines personnes applaudir lorsque le toro pousse et renverse le cheval, mais c'est de manière embarrassée, en évitant le regard courroucé - ou pire, indifférent - du voisin.
Quant à la deuxième pique, elle est honnie. La chance n'est donc jamais donnée au toro de se grandir ni au public de se mettre en apnée et de frémir.

La surenchère des trophées ne choque évidemment personne ici. Le 10 novembre à Mexico, à chaque fois que le palco a sorti les 2 oreilles (3 fois pendant la course), il y a eu pétition de la queue. Et aussi 2 pétitions d'indulto. Ce qui a choqué la franchouillarde que je suis, au-delà de la déconnante disconvenance de tant de largesse, c'est le mécanisme froid avec lequel ces pétitions ont été faites.  L'industrialisation de la reconnaissance. Le manque d'alegria. Et l'absence totale de symbolique.

Last but not least : la présentation des toros.
Inutile d'en rajouter, les toros qui sortent dans les ruedos mexicains sont dans l'ensemble épouvantablement et ridiculement présentés. Et si l'on excepte quelques blogs et 3 banderoles de porras plus ou moins actives (équivalent de nos peñas), personne ne songe à dénoncer l'indécence des trapios et des têtes. Ici, on lutte pour la réhabilitation du toro de 4 ans. On en est là. Le sujet n'est évidemment jamais évoqué par les médias. De toutes façons, à ma connaissance, il n'y a pas de presse taurine au Mexique.
A certains encastes près, le toro mexicain est intrinsèquement moins présenté que le toro européen, origine oblige. Les toreros espagnols (trop contents de cette aubaine, surtout en cette période où les contrats se raréfient de ce côté-ci de l'atlantique) menacent les empresas mexicaines de ne pas venir toréer si les toros ont une taille "normale" et sont dans le type. Les empresas (qui remplissent copieusement les arènes et gagnent de l'argent - le prix des places est majoré - lorsqu'un espagnol est à l'affiche) non seulement cautionnent ce type de demandes mais s'en servent comme appât pour racoler les têtes d'escalafon en Europe !

Quant aux toros de regalo... S'il n'y avait plus que ce problème-là...  

Pour autant, ce qui me fait dire que la tauromachie au Mexique va vraiment très mal, c'est qu'il n'y a même plus d'antis qui manifestent à Mexico avant les courses. Il y a deux ans, ils se déplaçaient. Cette année, même pas. 
Ça, et puis aussi la certitude jupitérienne avec laquelle les aficionados vous disent qu'ils sont "muy exigente". 

Et pourtant...

Les cuadrillas à pied se comportent plutôt bien (et même franchement  mieux qu'en certaines places réputées sérieuses de France et d'Espagne). Pour ce qui concerne les hommes à cheval... bah, là, on peut pas vraiment savoir.
Les ganaderos ne "fundassent" pas (encore) leurs toros.
Les toros ne sont certes pas lidiés mais quelques-uns sont loin d'être inintéressants. 
Un petit carnet bien fait (semblable à celui qu'on nous remet lors des corridas concours mais plus complet) est fourni avant les courses dans certaine arènes.
Quelques juezes de plaza (l'équivalent de nos présidents) font de la résistance et certains savent même rappeler à l'ordre les brigands qui s'octroient d'autorité des oreilles non attribuées et les font descendre des épaules de leurs complices.

La crise économique affecte beaucoup moins le public mexicain que nous : il en souffre depuis tellement plus longtemps qu'il y est habitué, s'est organisé en conséquence, et ça ne constitue pas un motif de désaffection des arènes.
Or, les mexicains aiment aller aux arènes. Pas forcément pour les mêmes raisons ni avec les mêmes attentes que nous, mais ils aiment ça. Ils aiment voir des hommes banderiller (ce qui arrive de moins en moins et ça, ça les agace grave). Ils aiment les passes de capote tarabiscotées et des passes de muleta templées. Ils apprécient une mort al recibir.
Ils aiment voir des hommes triompher de manière ostentatoire. Mais je ne crois pas qu'ils en voudraient à qui que ce soit si ces hommes en question se jouaient la vie avec panache et triomphaient face à une véritable adversité.

Zanzibar