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mardi 18 août 2015

Cenicientos 2015


Le matin

La tauromachie sans impondérable on connait et c'est assez vite ennuyeux. Trop d'impondérables dans un ruedo et les questions se présentent. Cenicientos pose souvent les mêmes : la dureté du public, la présentation du bétail, l'indigence des cuadras de chevaux, les cuadrillas à la peine et des toreros qui se noient. A signaler cette année un changement perceptible de municipalité et de commission taurine, une oreille coupée en trois jours, des broncas, des cariocas, des pinchazos, des miracles, les enfants dans le ruedo, les peñas outrancières, quinze français, une présidence sans veste et sans cravate, les corrals envahis au débarquement de dix heures, le tout dans un village sans style et sans verdure où il reste toujours quelques rues en travaux, longs à terminer. Au milieu de ce chantier de chair et de poussière il y a le 15 août, le jour où débarquent la TV sur les gradins et la Vierge del Roble en procession accompagnée de tambours de cris, de larmes, et de bière.

14 août - 6 Peñajara : un lot plutôt lourd et très armé, sept puyas avec un batacazo sur la poussée. Des monopuyas parfois très dures avec pour seul motif d'économiser les coups de cape vers un cheval inerte. Encierro sérieux donc malgré trois taureaux escobillés. Les 2/4/5/6 poussaient et mettaient la tête. 

15 août -  3 Escolar Gil : sérieux et bien présentés, voire très sérieux le troisième encasté, rapide et malin,  plus petit mais très armé et mieux fait. Il a manqué de tuer trois fois un banderillero en moins de cinq secondes. Trois Escolar gris qui ont poussé en quatre grosses piques dures, et galopé de capotes en banderilleros assez longtemps pour se décomposer après une dizaine de muletazos. Le second fut mieux traité  et présenté correctement au cheval sur deux rencontres.

15 août - 3 Adelaida Rodriguez : impressionnants les trois, dans un ruedo pas bien grand. Festival du puyazo guerrier, de la carioca et du batacazo en sept rencontres. Bregas approximatives et le tout se termine en eau de boudin car le bétail renonce au combat et se défend.

16 août - 6 Saltillo et un sobrero d'Adelaïda : 16 rencontres dont quelques refilones et puyitas à la volée, bétail encasté mais s'avisant vite, brave le troisième, manso con caste le dernier qui n'était pas loin de rentrer vivant au corral. Là encore la présence d'un seul  cheval (mauvais) en piste pose problème quand personne ne pense à faire rentrer le réserve. Un lot qui parut petit au débarquement et  important en piste.

La seule oreille coupée et contestée sera accordée  à  José  Carlos Venegas. Nous avons découvert : un  Jose Manuel Mas, grand garçon âgé extrêmement circonspect dans toutes les phases du combat... Gomez del Pilar, Marco Antonio Gomez, Octavio Chacon, Christian Escribano qui a passé un très sale moment devant (ou autour) du dernier Saltillo.

Nous avons revu Ivan Garcia, qui ne change pas et Serafin Marin qui ne s'est pas arrangé, de vieux briscards qui sauvent les meubles.

Suerte suprême

Nous avons découvert des banderilleros physiquement inaptes qui  peuvent ne pas savoir sauter une barrière ou se déplacer à reculons, et il y en eut même un qui ne savait pas courir en avant ou tel autre pas bien grand qui devait sauter dans le burladero pour apercevoir où se trouvait le tio qui venait de le poursuivre. Tout cela a beau être agaçant ou drôle, le public oublie un peu vite que les garçons rechignent à se faire étriper pour quatre sous et que le recrutement de personnel est problématique en période d'Assomption.

On se souviendra de la série fameuse de Salvador Cortes  en quatre véroniques achevées d'une demie, genou plié  au milieu de la mitraille, d'un banderillero appelé à saluer à l'issue d'une grande paire précédée d'une voltereta de catégorie. Il y eut enfin un vieux picador (Anderson Murillo) qui dégringola mais honora la funcion à la puya suivante.

Donc Cenicientos, peut-être pas chaque année, mais indispensable de temps en temps quand même.

El Ubano

mercredi 27 mai 2015

Il n’y a pas si longtemps de ça…


Que me reste-t-il de cette corrida deux jours après ?…

Je me souviens d’une après-midi longue et ennuyeuse !

Peut-être à cause de la bonne course matinale pas encore tout à fait digérée ?

A moins que cela ne soit les saucissons savamment sélectionnés pour le concours de l’entracte dominical qui me restaient encore en bouche et sur la panse… me poussant alors à la somnolence ?!!!

Je reprends mes notes…

Ce qui me revient effectivement, c’est une corrida monotone, chaque toro ne prenant seulement que deux piques « de principe » telles celles que l’on administre à des cornus sans saveur dans tant d’autres arènes, histoire de respecter le règlement !

L’ultime de la tarde fera cependant exception à la règle en rencontrant la cavalerie à quatre reprises lors d’un tercio de varas plus approprié en ces lieux toristes.

En ce qui concerne les derniers tiers, les Santa Coloma ont montré une certaine inappétence au combat, dépourvus de caste, de piquant, de mobilité… Les ingrédients mêmes de cet élevage qui faisaient l’intérêt de ces encierros.

Alors la fin de cette course, nous tentions de nous rappeler à notre mémoire…
2012… Les Escolar de Céret, ceux de Mont de Marsan…
C’était… il n’y a pas si longtemps de ça, …il y a à peine trois ans …

Les « épices Rabelais » d’Escolar auraient-elles disparues ? 

Olivier Barbier

PS : A Clément, triomphateur de la journée.

vendredi 15 mai 2015

Apologie d'un sacrilège

Après la bravoure

Extrait d'un long interview de Jose Escolar Gil sur un portail taurin espagnol "Pureza y Emoción" :

"En las tientas me fijo más en el caballo que en la muleta, porque la suerte de varas es lo fundamental para ver si el animal es bravo. A mí me gusta que el toro después sea bravo en la muleta y que tengan los máximos pases posibles, pero sin la suerte de varas yo no estoy conforme con un animal y no le dejo en la ganadería."

Dans ce long entretien, le ganadero fait l'éloge de l'aficion française et c'est toujours agréable de se faire gratter sous le menton par un tel personnage. Il rappelle son goût pour le toro de caste et la nécessité d'un tercio de varas qui ait du sens.
Mais parler de "bravoure dans la muleta" est une digression verbale et mentale qui va effrayer les ultra-néo-conservateurs pour qui ce concept est synonyme de dépravation et de pollution mentale diurne... Imaginez une vieille fille, catéchiste à Beaucaire, qui croirait au père... au fils... mais pas au saint esprit ! 

En faisant l'éloge du toro complet, le sorcier de Lanzahita  fait péter le dogme sans le savoir, il dit "Moi, j'aime que le toro soit brave dans la muleta et qu'il ait le plus de passes possibles."

Quelle horreur.

Mais quel bonheur.

El Ubano

dimanche 3 mai 2015

Aire au temps de Titi

Élément d'architecture aturine

Une fois que l'on adhère au concept de la novillada-concours et donc aux exemplaires de trois ans susceptibles de représenter l'élevage d'où ils sont issus... tout est plus simple. Il reste aussi à se familiariser avec le rapport de forces trop inégal entre la cuadra de chevaux et des novillos pas bien gaillards... et avec un peu de volonté, de militantisme et d’empathie, on  s'efforce de souscrire, malgré la météo maussade, à un spectacle aléatoire.

Ceci fait, on vit un Escolar laid, faible, mais noble se lancer dans la danse que lui propose Borja Alvarez bien peu opportuniste.  Deux piques sans conviction ni style, des passes sans consistance  ni conviction puis deux avis, quatre pinchazos, un estoconazo.

Il y eut ensuite le novillo triomphateur, un certain Torrealta de chez Valdellán, numéro18, qui attaqua le cheval en quatre rencontres poussées et partant de loin (deux puyas, un picotazo trasero et un refilon), animal brave et noble avec lequel Louis Husson privilégia l'esthétique au  profond et resta en dessous des réelles qualités du tio. Estoconazo contraire, une oreille populaire et un mouchoir bleu important.

Il y eut aussi un Flor de Jara, moche, N° 50, qui se réserva après deux bonnes piques, devint tardo et flagada. Andrès Roca Rey se montra là capable mais long.

Il y eut un quatrième, Quirurgico ! de Raso de Portillo, le mieux présenté de la soirée, s'employant avec caste sur trois bonnes puyas et rechargeant pour un refilon.  Juan Agudo dit Titi, picador de son état,  exerce alors son talent avec beaucoup de classe et remporte le prix.  Mais zut et crotte, l'eau de boudin prenant le pas sur l'eau de vie, la race du Raso ne permit pas d'encaisser un troisième tiers, il se décomposa et Borjà Alvarez se dilua.

Et il y eut le cinquième, un Pablo Mayoral quittant l'ombre de l'Escorial pour s'illustrer dignement en trois rencontres honnêtes. Louis Husson s'investit dans une faena copieuse, encouragé par la musique présidentielle à allonger un discours muleteril déjà trop long... Estoconazo.

Puis il y eut un sixième, un Sanchez Arjona limité de force et de caractère, deux puyas. Andrés Roca Rey déroula un toreo sérieux et élégant à la cape d'abord et sur les deux mains ensuite. Le palco envoya la musique à la huitième série... l'essentiel était passé. Deux oreilles après une estocade en place et une faena  solide et qui donne envie de le revoir dans de meilleures conditions.

Il n'y eut pas de septième mais l'on se reposa quand même.

El Ubano

mercredi 1 avril 2015

En montant l’escalier

Il est 20h20. Ils se précipitent pour faire bloc autour de lui. Roberto, Victor, Miguel, Pedro, Jesus, Diego, Curro, Alberto et l’excellent Javier engloutissent Ivan comme pour le protéger de la douleur du public. Ça va très vite. Déjà, ils ont disparu. Et nous on reste là, amers et très décontenancés. Certains sifflent, d’autres restent les bras ballants. Un monsieur derrière moi fredonne quelques notes, une espèce de blues espagnol, presque du flamenco. Moi qui ne sais ni chanter, ni siffler, j'applaudis avec le plus de tristesse possible. Un tel crève-cœur explique aussi les coussins : on n’a pas tous la même manière de pleurer. Il est 20h20 et c’est la fin d’une belle histoire mal racontée.

Le torero (n’importe quel torero, y compris les baronnets, y compris les mauvais) n’est pas un homme ordinaire. Et le torero qui fait un geste n’est pas un torero ordinaire. Et ça n'est pas chose ordinaire que de se mettre seul devant 6 toros différents et possiblement très difficiles, à Las Ventas, aux premiers jours de la temporada. Avec ce « geste » Fandiño a convoqué l’aficion du monde entier et, samedi soir, une obscure ferveur envahissait les rues de Madrid. On ne pouvait s’empêcher de regarder les passants droit dans les yeux en se demandant si eux aussi étaient là pour « ça ». Souvent, c’était le cas… Dans ce contexte, l’intermède des niquedouilles vertes au moment du paseo n’en a paru que plus imbécile.

Il est 17h59. Fandiño n'est pas ignorant de l'histoire et il veut en écrire une nouvelle page ce soir. Il l’a annoncé et on a adoré le croire. Il y a beau temps qu’on a cessé d’ergoter sur le bien-fondé du « seul contre 6 ». Quoi qu’il se passe, on veut en être. Bien sûr, on ne manque pas de savoir et de faire savoir bien fort qu’il y a de fortes chances qu’on aille au-devant d’une grande désillusion ; moins pour conjurer le sort d’ailleurs que pour essayer d’apporter un peu de rationalité à nos extravagances respectives (les kilomètres parcourus par les uns, les bérets d'Euskadi achetés en hommage par les autres, et même les gradas payées par les occupants habituels du callejon !).

Il est 20h20. Les 6 toros ont passé mais la question subsiste : pourquoi Fandiño n’a-t-il pas livré bataille quand il y avait matière à combattre ?

Il est 17h59. Le soleil charrie les premières odeurs de printemps et tous les gens présents ont tourné le dos à la vie quotidienne. Les hommes portent beau, les dames sentent très bon. Il y a de la jeunesse dans l'air et dans les gradins. Fandiño s’avance seul sur le ruedo. Sur ses épaules, tout le poids d'une légende à écrire. Celui-ci est venu revendiquer passionnément son aficion sous nos yeux et nous le lui avons bien rendu. C’est très intimidant.

Il est 20h20. Je me demande bien quels mots je vais pouvoir mettre sur cette course, mais je sais déjà que je vais les dédier à celle qui a souvent eu l’occasion de me dire : "N'oublie jamais ma chérie que le meilleur moment, c'est en montant l'escalier".

Il est 20h21 et après. De belles rencontres en retrouvailles, on passe une merveilleuse soirée...

Fandiño est torero. Un peu plus torero que beaucoup d’autres. Et malgré ses évidentes limites, il convient de se rappeler sa vaillance et de lui accorder un goût certain pour l'aventure et la conquête. Il serait étonnant qu’il se contente de cette défaite. Ceux qui seront à la miurada sévillane pourraient avoir une belle surprise...

Zanzibar (& Bertrand Caritey aux images)

NB : corrida vue avec mes vrais yeux et pas avec ceux du cameraman de Canal + Toros

mercredi 20 août 2014

Cenicientos 3 - What did you expect ?


Ivan Garcia

& sa cuadrilla

Augustin s’est détourné du Chemin.
A Burgos, au lieu de prendre vers l’ouest, il a pris vers le sud. Il voulait voir une course de toros et c’est ainsi qu’il est arrivé à Cenicientos, à pied, pour assister à sa première corrida.
Et, ma foi, ce fut un baptême intéressant même si le lot d'Escolar Gil n'a pas été à la hauteur de ce qu'espéraient les grands communiants.

Le 1er, bien accueilli et proprement mis en suerte, sans autre complication apparente qu’une grande distraction, est travaillé essentiellement à droite par Ivan Garcia. Le toro arrive à la mort frais comme un baiser de soubrette et se relève après 2 entières. Mort impressionnante après 2 avis.
Le 4ème présente un problème locomoteur dès sa sortie et peu de classe ensuite. Vous ne me ferez jamais dire de mal d’Ivan Garcia, donc, je me contenterais de vous informer qu’il a obtenu une oreille après une belle estocade et 2 avis. 

Salvador Cortes touche le meilleur lot. Et quel lot !
Son premier fait valdinguer le groupe équestre sur l’impact brutal de la première rencontre. La deuxième pique est vengeresse, méchante, sale. Pas rancunier, le toro charge avec ardeur, inlassablement, quitte à ce que ce soit sur les rotules. Un sacré moral dont Cortes abusera sans trop se croiser. Le toro arrive à la mort frais comme un gardon. 1 pinchazo et 2 entières tombées furent nécessaires sans qu’on n’entrevoie jamais le bout de la langue de ce très bon Palomito II. 1 avis et salut. 
Le 5ème est privé d’une seconde pique alors qu’il avait acculé le cheval aux planches à la première. Cortes le gâche à droite et le gâte à gauche. Le toro lui colle au train comme une ventouse mais finit par se vexer de tant de passes inutiles. Les efforts du torero pour allonger le bras arrivent trop tard… Le très beau Chupeteno II meurt en brave après 1 avis. 

Le 3ème toro est très dangereux avec sa corne gauche assassine et ses réactions imprévisibles à droite. Sans états d'âme, Gomez del Pilar le laisse aux bons soins de Ivan Garcia qui, en admirable chef de lidia qu’il est, se chargera de toute la brega avec calme, grande efficacité et nulle ostentation.
Le 6ème est assez brave et très noble mais un peu bête. Gomez del Pilar le fait tourner jusqu’à entendre 2 avis. 

Augustin était arrivé tôt alors il s’est installé à l’ombre, en barrera. Quand on le rencontre au desolladero, il nous explique que, de là où il était, il a entendu « le bruit de la lame ». Comme il n’a pas pigé grand-chose à la course, il nous demande quelques titres de bouquins qui pourraient l'éclairer un peu. Il a envie de comprendre ce qui s’est passé sous ses yeux pendant deux heures car, il en est persuadé, il vient d'assister à quelque chose d’important.
Il est possible qu’on retrouve Augustin un de ces jours, sur la route des toros… 

Zanzibar

samedi 16 août 2014

Dax, 5ème corrida de la feria

6 Escolar Gil pour Rafaelillo, Fernando Robleño et Thomas Dufau

Dirty Martini (cocktail préféré de Monsieur Ernest Hemingway)
  • 6 mesures de gin
  • 1 doigt de vermouth blanc sec
  • 1 mesure de saumure d'olive en conserve
  • 2 olives à cocktail
Au shaker, mélanger tous les ingrédients et filtrer.


Même s'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat, il n'est point de petites affaires, surtout avec des Santa Coloma. Petits mais costauds, la valeur n'attendant pas le nombre des années, cet envoi jeune et limite de présentation fut intéressant en tout point. L'habit ne fait le moine et, de plus, bon sang ne saurait mentir.

Rafaelillo. A cœur vaillant, rien d'impossible. A la guerre comme à la guerre et même si à l'impossible nul n'est tenu, Rafaelillo nous a donné une leçon de lidia. A malin, malin et demi, il a plié chacun de ses adversaires comme avait l'habitude de le faire le gendre du ganadero, présent dans les étagères. Et même lorsque cela tournait moins bien, il parvint en changeant de terrain (changement d'herbage ne réjouit-il pas le veau ?) à tirer le meilleur parti de chacun de ses adversaires. 

Robleño. La vérité d'hier n'est pas celle du moment et Robleño n'est plus autant à son affaire qu'il y a 2 ans. Cependant, on n'apprend pas aux vieux singes à faire la grimace et, en bon professionnel, il sut adapter son comportement à celui du toro. A son premier, faute de grive, on mange des merles et il l'a bien accommodé à la sauce Fernando... A son second, plus retord, il dut batailler ferme et après quelques séries dominatrices, estimant que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, il allât chercher l'estoc (et oui, aux grands maux les grands remèdes) afin de parachever son œuvre. Après l'effort le réconfort des récompenses chèrement acquises. 

Dufau. C'est au pied du mur qu'on voit le maçon, et même s'il faut que jeunesse se passe et que Rome ne s'est pas faite en un jour, il est temps pour Thomas de prendre en main ses faenas. Certes, méfiance est mère de sûreté mais la fortune sourit aux audacieux. La critique est aisée et l'art difficile c'est vrai mais petit poisson doit devenir grand en dominant ses adversaires, imposer son rythme, quitte à se tromper parfois : le jeu appelle faute comme on dit aux cartes, et il vaut mieux mourir les armes à la main et avec ses idées qu'en subissant la situation. 

A noter : l'alguazil fait le paseo à pied... "le toreo est l'art de calculer les angles, la cavalerie celui de bien serrer les sangles". Pour ne pas avoir respecté cet aphorisme d’Apollinaire, notre emplumé devra attendre 12 mois pour laver l'affront. 

El Nuevo