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vendredi 12 juin 2015

Lettre n°143 des Arènes de Bayonne... Un monument culturel immatériel

Tour de force... Basque

C'est un peu long mais ça vaut le coup ! 
Tout y est !  

"Le 15 août a toujours été une date historique de Bayonne et de la Côte basque. La Ville de Bayonne et la Commission Taurine Extra Municipale ont décidé de retrouver ce moment si identifié pour les aficionados de notre région en proposant une nouveauté : une Corrida Goyesque, non pas avec 6 mais avec 7 toros.

L'idée est de faire de cette Corrida Goyesque le grand événement de la Temporada du Sud Ouest et de la saison Taurine Française. Un moment exceptionnel pour tous les amateurs d'art et de tauromachie.

Combinant entre eux des arts multiples, la Corrida Goyesque est unique tant par le décor, que par la musique. Pour réaliser le cadre éphémère dans lequel se déroule cette corrida si particulière, il a été imaginé différents créateurs, décorateurs, peintres, artistes,…
Les habitués de Lachepaillet auront, en effet, l'occasion de découvrir des arènes redécorés et fleuries comme jamais et un spectacle grandiose, avec des toreros habillés en costumes de l'époque de Goya (1746-1828). Et pour accompagner cette corrida unique en son genre du lyrique avec un ténor.
Un 7° toro sera également proposé. Il sera toréé comme du temps de Goya par des recortadores, avec par exemple le saut de la Garrocha.
Une grande journée de  prestige à vivre pleinement au cœur de l'été  2015 !

UN CARTEL PRESTIGIEUX
Bayonne a fait appel à 3 toreros qui sont au cœur de l'actualité et qui permettront de donner un relief particulier à cette corrida : Juan BAUTISTA, Daniel LUQUE et Alberto LOPEZ SIMON et les toros d'Antonio Bañuelos

Juan BAUTISTA
Chacun a encore en mémoire sa sortie triomphale l'an passé a hombros des arènes de Bayonne, 2 oreilles en mains, après une prestation d'un niveau exceptionnel. Quelques jours plus tard, il sort encore en triomphe, mais cette fois-ci des arènes d'Arles, où il coupe 5 oreilles et une queue. Il faut également rappeler que Juan Bautista a connu dans sa carrière de très grands moments, dont bien sûr un majeur avec la sortie a hombros par la Grande Porte des Arènes de Las Ventas, à Madrid, après avoir coupé deux oreilles à un toro de l'élevage du Puerto de San Lorenzo.
Son nom s'est donc immédiatement imposé pour cette corrida Goyesque à Bayonne, lui qui a connu ce si grand triomphe l'an passé à Arles pour cette Goyesque mémorable. Son début de saison est, d'ailleurs, sur le même rythme que l'an dernier, puisque Juan Bautista a coupé 2 oreilles pour la Feria à Arles, 2 à Palavas et 2 autres encore pour la récente Feria de Nimes.

Daniel LUQUE
Les chiffres parlent par eux-mêmes. Daniel Luque a coupé à Bayonne : 14 oreilles depuis 2010 ! Dont 3 l'an passé, après une faena d'anthologie à un très grand toro de Montalvo.
C'est donc bien l'un des chouchous de l'aficion bayonnaise et du Sud Ouest. Reconnaissons que c'est un des toreros les plus doués de sa génération : puissant, artiste et très engagé dans chacune de ses prestations. Son passage à Madrid a été, d'ailleurs, particulièrement remarqué pour la Feria de la San Isidro, où il a coupé une très grosse oreille, la seconde lui échappant de très peu. C'est donc l'un des toreros vedettes les plus en forme. Sa présence donne donc un relief tout particulier à cette Goyesca.

Alberto LOPEZ SIMON
C'est la très grande révélation de ce début de saison ! 4 oreilles et 2 Puerta Grande consécutivement à Madrid. Du jamais vu depuis le grand César Rincon ! Le milieu taurin surveillait ce torero depuis quelque temps. Tous savaient que l'explosion pouvait se produire à tout moment. Quand on a eu comme parrain d'Alternative à Séville, Morante de la Puebla, et pour témoin José María Manzanares, on se dit que cette jeune promesse n'allait pas rester promesse très longtemps. Et Bayonne a attendu, Bayonne a croisé les doigts, car après son 1er triomphe pour la Corrida Goyesca le 2 mai, (avec un autre torero qui a triomphé aussi, ce jour là, et qui sera aussi présent à Bayonne, Morenito de Aranda, au cartel le dimanche 2 août pour la Feria des Fêtes, avec le banderillero Manuel Escribano et Ivan Fandino), un nouveau triomphe pouvait accélérer la carrière de ce brillant torero. Et ce fut fait dimanche 24 mai. Sous le coup de 21 heures 30, la Grande porte de Madrid s'ouvrait pour la 2° fois consécutive pour Albert Lopez Simon. Et Bayonne confirma et signa son contrat dans la nuit. Le triomphateur de Madrid le 15 août à Bayonne, voilà qui donne un poids majeur à cette corrida goyesque.
Alberto Lopez Simon vient d'être déclaré Torero Révélation de la Feria San Isidro 2015!

L'élevage n°1 en 2014
Il a été fait appel pour cette affiche de prestige à un grand élevage : celui d'Antonio Bañuelos . Cet élevage a été en 2014 l'élevage n°1 en Espagne, celui qui a obtenu le plus grand nombre de succès. Des toros qui comme pour toute la saison seront remarquablement présentés."
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Ces éditos, souvent emphatiques ne sont pas signés, dommage !

El Ubano

mercredi 27 mai 2015

Braves mansos

Le souffle dans le dos

Caracorta nous enquiquine. On le range où Caracorta ? Quel tiroir ? Et tous ces Carafea ?... A chaque corrida de ce fer on nous sort des Carafea plus ou moins décantés, le sorteo en indique trois dont deux sobreros. 
Charger le cheval, encaisser en poussant un gros puyazo pompé, et remettre le couvert, pousser sous la carioca et s'échapper directo au toril ; salut Caracorta.
Ainsi fut la course de Dolores Aguirre... des taffes de bravoure, des bouffées de mansedumbre et des volutes de noblesse. 

Une petite vingtaine de rencontres au cheval, consistantes pour la plupart. Des taureaux qui poussent mais qui sortent seuls, qui chargent fort mais qui partent aux planches. Ils attaquent puis prennent la tangente. Opiniâtres par à-coups. Un peu de noblesse par-ci, des derrotes par-là...
Prenez le quatrième : il part trois fois au cheval avec peu de classe, se transforme en manso con casta en début de faena et file aux tablas sans prévenir. 

Course entretenue, jamais ennuyeuse. Cela supposait un public averti et des matadors consistants.

Sanchez Vara et Rafaelillo n'ont rien à se reprocher. Assurant la funcion, souvent efficaces et dominateurs, imposant une lidia dure faite de doblones par le bas, de derechazos à l'arrache, partant guerroyer en querencia quand il le fallait mais malheureusement longs à la mort.

Lamelas n'a pas démérité, nous aurions juste apprécié qu'il revienne à Vic en pleine possession de ses moyens. Son entourage a décidé pour lui des changement de tercios  et on piqua quand on voulut, comme on souhaita et autant qu'on estima. Lamelas se contentant d'agiter sa montera, la mise en scène se reproduisit à chacun des taureaux. Passés ces pénibles moments, il nous a paru dépassé et fragile au dernier alors qu'il avait pu placer une faena valeureuse à son fréquentable premier. Il tua d'un bajonazo le second et d'une entière correcte après deux pinchazos le premier.

Il y eut des moments d’héroïsme inattendus : le saut à la garrocha de Ramirez peon de Sanchez Vara. C'est déjà bien de le voir sur les vielles lithographies, c'est quand même mieux en vrai. Dans cet exercice il est impératif d'assurer le planter de bâton et le décollage. Bravo Ramirez.
Il y eut cet aficionado du tendido soleil qui enfin osa publiquement déclarer haut et fort son amour  à la jolie alguazil : "¡Alguazil te quiero!" 
"Depuis que les alguazilles  sont des filles, c'est plus facille" dit la chanson (?) ... et puis on les aime ces courses vivantes où il se passe des choses.

El Ubano