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samedi 4 octobre 2014

Otoño II - 10 OGM 10 (de Cuvillo, Domecq, Bohorquez, Torero & Risco)

Evidemment, j'exagère. Un organisme génétiquement modifié est par définition "un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par intervention humaine". Or, on ne peut raisonnablement affirmer que les 10 toros du jour étaient tout à fait vivants...
Quant à la présentation, il parait fort douteux que tous ces moribonds aient été élevés au campo. Il parait plus probable que certains aient été gagnés dans un stand de tir !

Mais ne crachons pas dans la soupe, c'est grâce à l'imprésentable Bohorquez que nous avons connu le meilleur moment de la course : une bronca magistrale, presque aussi tonitruante que celles du cratère de Mexico, une bronca syncrétique liant l'ombre au soleil et les barreras aux andanadas. Il faut dire que sortir le mouchoir vert après que les banderilles aient été posées est une fantaisie que peu de présidents se permettent...

10 toros donc, dont un seul a été piqué et a chargé avec un peu de transmission, celui de El Torero. Ivan Fandiño lui présente une muleta à peine un peu moins grande que le rideau de l'Olympia et rechigne à le travailler de la gauche. Bref, il a triché toute la soirée et s'est permis de passer à côté du seul potable de la course.

Daniel Luque vibrionne, brinde, gagne du temps, fait des mamours aux tendidos du soleil, se saoule de postures à fort potentiel masturbatoire, et torée mal.

Finito de Cordoba a dit après la course : "Me quedo con el respeto del público, me voy contento". Traduction : "J'ai pris la liberté de m'engraisser au détriment du public, ce dont je lui sais gré. A l'année prochaine !"

Un certain président de l'ANDA a écrit un jour : "Une corrida, c'est un évènement terrible et beau". Il eut été anéanti de constater de quelle nature était l'évènement de ce jour... mais il avait eu la sagesse de lire l'affiche... et s'est abstenu de venir !

Zanzibar

mercredi 19 mars 2014

Fallas - Part 1

Valencia ou l'art de savoir s'adapter

Six Nuñez del Cuvillo sans classe et d'une laideur humiliante pour le ganadero et les toreros du jour, à savoir : Juan Jose Padilla, El Fandi et Daniel Luque.
Chacun dans son style, les trois matadores se sont attachés à évoluer très en périphérie de la tauromachie que, faute de mieux, je  qualifierais de "traditionnelle". 

Padilla fait dans le gesticulatoire face à un premier qui va a menos et un second querencioso. Mais attention : il a beau faire mal au coeur avec son numéro tragi-comique, en tant que chef de lidia, il fait le job avec beaucoup de sérieux.

Fandi fait dans l'aléatoire et le public le lui rend bien : après avoir demandé l'oreille de son premier adversaire... il oublie de le faire saluer.

Luque fait dans l'usurpatoire. Il a un certain talent pour ça mais il faut lui reconnaître le mérite de n'avoir pas hésité à prendre l'épée au 6ème qui embistait sans relâche, avec un calme de génisse et une affabilité de bon camarade.
Sortie a hombros pour le monsieur et vuelta al ruedo pour le toro. Public déçu : le dernier indulto commence à dater et faudrait voir à remédier à cette carence.

Zanzibar