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jeudi 14 août 2014

Dax, 3ème corrida de la feria

6 Torrestrella pour Juan Jose Padilla, Daniel Luque (qui remplace Ivan Fandiño) et David Galan*

Mimosa (Cocktail préféré de Monsieur Ernest Hemingway)

  • 3 mesures de champagne
  • 2 mesures de jus d'orange

Mélanger harmonieusement dans une flûte 

Délice des Dames de la Haute, rien de plus trendy que ce mélange haut en couleur et tout en finesse. Boisson idéale après la course pour s’offusquer du mauvais goût de ce Padilla clownesque, de ce Fandiño si ténébreux ou de ce jeune Galan si élégant "quoiqu'un peu vert (Galan)" huhuhu... Pour tout dire, cette boisson ne convient également que trop bien au comportement gentillet de ces toros de Torrestrella qui, comme nous le redoutions, n'ont laissé aucun souvenir à personne.

Padilla fût donc clownesque devant ces fantômes, se sentant obligé d'en faire trop par manque d'adversité. Il lui faut du danger au Cyclope de Jerez, du danger sinon rien. 

Juste avant le paseo, Padilla a dit à Luque : "Luque, je suis ton père. Renonce au côté obscur de la force, en évitant de succomber aux sirènes et au tremendimse". Luque n'a pas écouté. A trop vouloir ressembler aux figuras, l'ennui il a procuré...

Galan quant à lui se montra enthousiaste, pas vert du tout d'ailleurs. Ah ! S'il avait pu tuer son 2ème toro...

A noter : un regain de forme de notre alguazil de gauche (j'ai changé de place aujourd'hui), cela durera-t-il ?

El Nuevo 

* Galan ou Galvan ? Le site de la Feria de Dax ne tranche pas le sujet (nom et photo de l'un associés à la biographie de l'autre). Nous comptions sur les petits cartels distribués à l'entrée des arènes mais le préposé à la livraison s'étant trompé de carton, nous avons eu double ration de mouchoirs blancs... donc pluie d'oreilles et pas de réponse à ce mystère!

mercredi 9 juillet 2014

Ivan Fandiño, figura del toreo y de Pamplona


Pampelune - Casi lleno, frais et beau temps. 

© Inge Morath

6 Toros de Victoriano del Rio, très bien présentés et très bien armés. 
Lot homogène, 8 piques et cinq rencontres. Corrida intéressante à la muleta. 

Premier Toro, Brevito, 600 kgs, 5 ans et demi. Noble à droite, une bonne charge, blessé à la première série de Padilla. 
Deuxième toro, Eliotriopo, 595 kgs, presque 5 ans. Deux bonnes charges, de la noblesse mais réservé.
Troisième toro, Endiosado, 590 kgs, presque 5 ans. Une forte charge et une belle poussée. 
Quatrième toro, Frenoso, 540 kgs, 5ans. Deux petites piques et une rencontre, peu de charge à la muleta et distrait. 
Cinquième toro, Espanol, 550 kgs, presque 6 ans. Deux rencontres, d’une grande noblesse, et des embestidas extraordinaires, le toro de la soirée à la muleta. 
Sixième toro, Impuesto, 545 kgs, presque 5 ans. Une bonne charge et une rencontre. Toro noble avec de grandes embestidas. 

Juan Jose Padilla, professionnel et lidiador. Très mal servi par son lot de toros. Silence et Silence. 

Ivan Fandiño, torero de Pamplona. Lidiador dans tous les tercios, une grande estocade à son premier. Une oreille et deux oreilles après un avis.

Juan Del Alamo, très vert. A son premier, volontaire, professionnel, souvent profilé. A son deuxième, volontaire, mais très limité, dans le sitio, et malheureux à la mise à mort. A revoir dans un autre contexte. Silence et Silence.

Les toros de Victoriano del Rio servent en principe pour les figuras del toreo. Ici à Pampelune, Tomas, Morante, Manzanares et tous les autres sont aux abonnés absents. Et bien c’est tant pis pour eux, ce soir les six toros de Victoriano étaient très bien présentés, intéressants à la muleta, et même un brin géniaux pour le cinquième et le sixième de la soirée. Deux toros ont bousculés les chevaux, le troisième nous a crédité d’une formidable charge, d’une exceptionnelle poussée et d’une merveilleuse pique d’Oscar Bernal.
Le banderillero Miguel Martin s’est illustré sur le deuxième toro, posant une fabuleuse paire de banderilles dans les cornes du toro.

Ivan Fandiño a fait chavirer la plaza de toros de Pamplona, tout d’abord à son premier par trois grosses séries de derechazos suivies d’une grande entrada a matar qui aurait pu lui couter très cher.
On savait déjà Fandiño courageux lidiador et grand professionnel, à son second il a été torero de verdad, torero de Sevilla, lidiador de Madrid et torero de coeur pour Pamplona à la fois.

Cyrille

mercredi 19 mars 2014

Fallas - Part 1

Valencia ou l'art de savoir s'adapter

Six Nuñez del Cuvillo sans classe et d'une laideur humiliante pour le ganadero et les toreros du jour, à savoir : Juan Jose Padilla, El Fandi et Daniel Luque.
Chacun dans son style, les trois matadores se sont attachés à évoluer très en périphérie de la tauromachie que, faute de mieux, je  qualifierais de "traditionnelle". 

Padilla fait dans le gesticulatoire face à un premier qui va a menos et un second querencioso. Mais attention : il a beau faire mal au coeur avec son numéro tragi-comique, en tant que chef de lidia, il fait le job avec beaucoup de sérieux.

Fandi fait dans l'aléatoire et le public le lui rend bien : après avoir demandé l'oreille de son premier adversaire... il oublie de le faire saluer.

Luque fait dans l'usurpatoire. Il a un certain talent pour ça mais il faut lui reconnaître le mérite de n'avoir pas hésité à prendre l'épée au 6ème qui embistait sans relâche, avec un calme de génisse et une affabilité de bon camarade.
Sortie a hombros pour le monsieur et vuelta al ruedo pour le toro. Public déçu : le dernier indulto commence à dater et faudrait voir à remédier à cette carence.

Zanzibar