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mercredi 27 août 2014

Anecdote grave

Paisible Jaizkibel


On nous dira qu' Algo galéje.

Mais vous pourrez vérifier dans l'émission Tendido Cero du 2 août 2014 qu'un toro de combat, ou presque, de Victoriano del Rio, s'est fait mordre par Pirata, un simple cheval à l'occasion d'un desplante de Pablo Hermoso de Mendoza qui avait démonté.

Cela s'est passé le 25 juillet 2014 entre 18h et 20h en plaza de Valencia.

Tous nos vœux de sérénité accompagnent les deux éleveurs.

El Ubano

mercredi 9 juillet 2014

Ivan Fandiño, figura del toreo y de Pamplona


Pampelune - Casi lleno, frais et beau temps. 

© Inge Morath

6 Toros de Victoriano del Rio, très bien présentés et très bien armés. 
Lot homogène, 8 piques et cinq rencontres. Corrida intéressante à la muleta. 

Premier Toro, Brevito, 600 kgs, 5 ans et demi. Noble à droite, une bonne charge, blessé à la première série de Padilla. 
Deuxième toro, Eliotriopo, 595 kgs, presque 5 ans. Deux bonnes charges, de la noblesse mais réservé.
Troisième toro, Endiosado, 590 kgs, presque 5 ans. Une forte charge et une belle poussée. 
Quatrième toro, Frenoso, 540 kgs, 5ans. Deux petites piques et une rencontre, peu de charge à la muleta et distrait. 
Cinquième toro, Espanol, 550 kgs, presque 6 ans. Deux rencontres, d’une grande noblesse, et des embestidas extraordinaires, le toro de la soirée à la muleta. 
Sixième toro, Impuesto, 545 kgs, presque 5 ans. Une bonne charge et une rencontre. Toro noble avec de grandes embestidas. 

Juan Jose Padilla, professionnel et lidiador. Très mal servi par son lot de toros. Silence et Silence. 

Ivan Fandiño, torero de Pamplona. Lidiador dans tous les tercios, une grande estocade à son premier. Une oreille et deux oreilles après un avis.

Juan Del Alamo, très vert. A son premier, volontaire, professionnel, souvent profilé. A son deuxième, volontaire, mais très limité, dans le sitio, et malheureux à la mise à mort. A revoir dans un autre contexte. Silence et Silence.

Les toros de Victoriano del Rio servent en principe pour les figuras del toreo. Ici à Pampelune, Tomas, Morante, Manzanares et tous les autres sont aux abonnés absents. Et bien c’est tant pis pour eux, ce soir les six toros de Victoriano étaient très bien présentés, intéressants à la muleta, et même un brin géniaux pour le cinquième et le sixième de la soirée. Deux toros ont bousculés les chevaux, le troisième nous a crédité d’une formidable charge, d’une exceptionnelle poussée et d’une merveilleuse pique d’Oscar Bernal.
Le banderillero Miguel Martin s’est illustré sur le deuxième toro, posant une fabuleuse paire de banderilles dans les cornes du toro.

Ivan Fandiño a fait chavirer la plaza de toros de Pamplona, tout d’abord à son premier par trois grosses séries de derechazos suivies d’une grande entrada a matar qui aurait pu lui couter très cher.
On savait déjà Fandiño courageux lidiador et grand professionnel, à son second il a été torero de verdad, torero de Sevilla, lidiador de Madrid et torero de coeur pour Pamplona à la fois.

Cyrille

mercredi 19 mars 2014

Fallas - Part 3


La estocada (Benlliure)

Six Victoriano del Rio à moitié moches (je veux dire 3 sur 6), solides dans l'ensemble (5 sur 6), avec du tempérament (4 sur 6) et parfois braves même si le seul batacazo n'a pas été fracassant (3 sur 6) qui ne m'ont pas paru recevoir les lidias appropriées (6 sur 6).

Compte tenu des circonstances, il serait  sûrement inconvenant de dire ce que j'ai vraiment pensé de l'unique faena de Ponce. Du coup, pour faire bref et ne pas manquer d'égards envers un homme qui n'a pas pu sortir de l'infirmerie, je dirais que le vieux renard a montré des attitudes parfaites pour finir au Musée Grévin mais pas du tout adaptées pour illustrer un quelconque traité de tauromachie.

Le Juli, je ne l'aime pas. Quand je le vois se désarticuler et qu'il réussit à faire embister son toro, j'ai l'impression qu'il torée une caisse enregistreuse. Sans compter qu'il a le charisme d'une endive et qu'il tue un peu plus la tauromachie à chaque fois qu'il met un coup d'épée.

Jesus Duque... Hier, il prenait l'alternative. Quand, par mégarde il a donné un peu de distance à son premier adversaire, il a paru surpris que le toro démarre au quart de tour. Bien sûr, pas un de ses peones n'a pensé à lui faire la remarque et le gamin s'est entêté à étouffer la bête tout en maudissant le mauvais sort. Au cinquième, d'une infinie noblesse et qui paraissait avoir une durée de vie supérieure à celle de l'uranium, ces mêmes peones ont eu la cruauté de cautionner le petit cinéma qui a consisté à aller changer trois fois d'épée en espérant que le palco cède à la demande d'indulto.

Cette fois-ci ça n'a pas marché mais je pense qu'on s'est bien échauffé pour ce soir...

Zanzibar

lundi 7 octobre 2013

Toreo d'Automne


Les fées sont parfois espiègles.

Les fées, elles étaient censées se pencher sur le berceau de Ritter ; ça aurait été la moindre des choses. Un coup de baguette pour l'encourager, même un tout petit, juste pour avoir eu la trempe de venir prendre l'alternative à Madrid. Mais non. Que dalle. Bien encombré par sa peur, cherchant vainement le sitio par-ci, se faisant chiffonner la muleta par-là, aussi élégant que Nassau remettant les clefs de Breda à Spinola, on n'a même pas peur de le revoir à l'affiche d'une prochaine course tant la chose semble improbable.

Les fées, elles étaient censées avoir Fandiño à la bonne et continuer à le choyer, à lui prodiguer les dons les plus précieux. Mais les fées sont femmes, donc inconstantes. Ou alors c'est que Fandiño commence déjà à renoncer. Bref. Ce qu'il aura fait de plus notable en ce jour n'est pas la lidia qui lui valut l'oreille de son premier adversaire mais d'avoir défié le Cid dans un concours de quites luxueux. Pour le reste, ce fut du palpitant à faible enjeu.

Les fées, elles étaient censées se moquer du Cid et de sa main gauche pour qui elles n'ont plus aucun égard depuis belle lurette. C'est d'ailleurs ce qu'elles nous ont parfaitement laissé croire à son premier toro. Mais voilà qu'à la sortie du quatrième, elles décident de taquiner le destin, de raviver le passé et, partant, d'illuminer le ruedo. Après l'inattendu duel des quites évoqué plus haut, l'entame à la muleta, de la main gauche, langoureuse, impérieuse, a paru presque fortuite tant il semblait rocambolesque de croire que le travail puisse se prolonger plus longtemps avec une telle douceur et une telle maîtrise. Trois séries de naturelles (sincères, pures, et données avec le sourire) plus tard, le Cid nous avait troqué un petit tas de rêves contre une faena qui colle aux yeux et s'accroche comme une ronce à la mémoire. Oser la droite relève alors de la négligence coupable. Epée. Une faena qui trouverait aussi bien sa place au Louvre que chez Léo Castelli. Intemporelle. Indémodable. Rare. Très rare.

Le public debout lèche avec amour la blessure du bajonazo final et remercie les fées et le Maestro rayonnant pour ces quelques minutes, de celles qui empêchent l'aficion de rouiller pendant hiver.

PS : Coté toros en revanche, elles se sont pas foulées les fées et n'ont fait preuve d'aucune excentricité : le 4ème (Victoriano del Rio) était certes très beau (le 6ème aussi - Toros de Cortes) mais il aurait été absurde de faire de ce toro "pratique" un grand toro en lui accordant la vuelta al ruedo pourtant bruyamment réclamée. 

Zanzibar