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jeudi 17 juillet 2014

Algo de Frascuelo


Frascuelo est beau.
Et vieux aussi. Ce dimanche à Céret, il était criant qu'il ne pouvait plus compter sur le moindre recours physique, et cette fragilité était à la fois dérangeante et émouvante.
Car Frascuelo est très vieux.
Et généreux aussi. Car voyez-vous, il n'a pas chipoté ; ce ne furent pas un ou deux détails qu'il a laissé à Céret, mais un monton de détails. Tout le monde a eu le sien : une demi-véronique pour l'un, une trinchera pour l'autre, le dernier changement de main pour moi. Ce soir, Carlos Escolar nous a fait un cadeau personnel à chacun.

David Mora devait être remplacé et c'est très chouette que la proposition soit allée à Lamelas (qui a eu l'air vraiment surpris d'être appelé à saluer avant la sortie de son premier toro). En tout état de cause, Alberto n'est pas venu faire de commerce ici et il essaie de s'imposer à force de vaillance face à l'impiqué (c'est une manie ?) et très déroutant second. Il méritait autre chose que son invalide second qu'il fait trop durer. On fermera les yeux sur le bajonazo. Il mérite bien qu'on lui rende sa prouesse vicoise avec usure...  

Il s'est dit après la course que Esau Fernandez était très mal coiffé. Pendant la course, ses banderilleros se sont fait remarquer pour 3 excellentes paires.

Les Felipe Bartolomé ? Ils ont beaucoup, beaucoup déçu. Leur plus grande qualité aura été d'être suffisamment peu offensifs pour permettre à Frascuelo de nous raconter un petit peu de l'histoire du toreo.

Zanzibar