Au même titre que les Dolorès Aguirre de la veille, les
Fraile de dimanche matin furent décevants, malgré une jolie présentation. En
effet, les toros sont globalement faibles et manquent d’impulsion.
Quant aux toreros, Sanchez Vara et Perez Mota restent
corrects, mais le jeune César Valencia nous confirme qu’il ne sait pas tuer,
malgré un enthousiasme à toute épreuve, sauf précisément à la mise à mort qu’il
serait temps de travailler avec, si possible, sa cuadrilla. Reste qu’il prend
des risques, ce qui provoque une certaine émotion lorsque ceux-ci sont
concluants ; avec Valencia, le tout n’est pas de savoir s’il va prendre une
corne, mais plutôt quand. J’en serais presque à lui souhaiter de ne pas se
retrouver face à un toro digne de ce nom. Heureusement pour lui, ce dimanche
matin, aucun risque.
En bref, il nous fut servi pour cette seconde course des
toros de vedettes, sans vedettes ; et quand bien même il y en aurait eu, je ne
suis pas convaincue que ce soit pour ce genre de course que la majorité des
aficionados présents alors se déplacent jusqu’à Céret.
Julie