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samedi 30 août 2014

Balioum


Cliché El Ubano

Figurez-vous que pas plus tard que ce matin, sur des coteaux dominant l'Adour pas bien loin de Bayonne, nous bavardions avec un ganadero extremeño cossu, juste vêtu d'un peignoir vert très ordinaire, en dégustant un café servi par deux femmes de chambres en uniforme blanc rayé de bleu assez strict. Cet homme-là, éleveur de toros d'origine contreras, nous expliquait qu'il avait acheté la propriété d'une centaine d'hectares où nous nous trouvions pour y élever des blondes d'aquitaine, et que les contreras, c'est bien gentil mais que les vedettes préfèrent le domecq.  Il nous a expliqué aussi qu'il possédait quatre fois plus de bêtes à viande que de bêtes braves et que ses toros ne sortaient que pour des spectacles mineurs dans des contrées encore inconnues, et que de nos jours quand les toros sortent trop forts on leur injecte du " balioumm". Nous avons fait répéter et il a effectivement réitéré "balioumm"... que d'un commun accord nous avons commodément transformé en"valium".
C'est du diazépam comme chacun sait et la notice dit : "Traitement symptomatique des manifestations anxieuses sévères et/ou invalidantes mais aussi, prévention et traitement du delirium tremens et des autres manifestations du sevrage alcoolique."

On va en rester là pour aujourd'hui avec ce sujet tabou qui a toujours été légitimement dénoncé par les uns et trop vigoureusement nié par les autres. Cela ne doit pas nous empêcher de dormir.

El Ubano

mercredi 8 janvier 2014

Quand on aime...

Lorsqu’ils ont débarqué en Nouvelle Espagne, les espagnols n’avaient pas que des missels et des chapelets dans leurs bagages. Ils avaient aussi des toros et des chevaux.
Dans un premier temps, les chevaux fascinèrent beaucoup plus les indigènes que les toros mais l'introduction de ces derniers ne pouvait manquer de bouleverser l’imaginaire si fertile de ceux qui, bientôt, deviendraient les mexicains. 

Ganaderia Atenco - Bientôt 500 ans !
La première ganaderia de toros bravos du Mexique est née entre 1522 et 1527 et la première « corrida chevaleresque » organisée à Mexico date de 1529 (on peut également retenir la date de 1526, puisque Hernan Cortes aurait écrit au Roi cette même année que certains toros avaient été courus pour fêter son retour du Honduras).
A partir de là, les jeux taurino-équestres se sont développés, la charreada et le jaripeo ranchero sont devenus populaires, et la corrida espagnole s’est profondément enracinée. 

Cet ancrage est tel que tous les prétextes sont bons pour organiser des courses de toros mais il en est un qui revient sans cesse : la nécessité de rassembler des fonds (pour faire face aux dégâts provoqués par une catastrophe naturelle, pour financer l’armée, pour construire des routes, pour faire du mécénat, etc.). Et ça marche puisque les mexicains se rendent en masse aux arènes. Évidemment, je parle des périodes où les corridas sont autorisées car, quand elles sont interdites (ce qui fut le cas de décembre 1867 à décembre 1886), ils y vont plus discrètement… 

El Toreo de Cuatro Caminos - 25000 places - 1947 / 1996
Là-bas comme ici, les hommes politiques et les notables des grandes villes aiment à laisser une trace indélébile de leur passage et à marquer structurellement leur cité. Au Mans, par exemple, on a des ronds-points et des médiathèques qui fleurissent régulièrement de manière assez irrationnelle. A Mexico, ce sont les arènes qui ont autrefois eu la faveur des personnalités entrepreneuriales et politiques locales.

Bon, ok, la comparaison est un brin triviale mais quand on pense qu’il ne se construisait pas moins de 5 plazas de toros dans la ville de Mexico en 1887, ça laisse rêveur. Et quand on sait que pendant quelques temps les 5 places ont tourné en même temps, on en vient à plaindre les aficionados qui devaient choisir entre tant de ruedos (ceci dit, ils pouvaient changer d’avis au dernier moment puisque les 5 arènes étaient étonnamment situées tout près les unes des autres).

Pour la seule année de 1888 ce ne sont pas moins de 127 corridas qui ont été célébrées dans la capitale aztèque.
Plus de 10 courses par mois.
Fichtre ! 
Mais quand on aime... 

Zanzibar

Evolution des Toreros

CÔTÉ CAMPO   

Novillo de Ordóñez Araujo, Herederos de D. Antonio
  Origine Atanasio Fernandez / Conde de la Corte
Ganaderia fondée par Antonio Ordoñez en 1962
© Photo Josue Moreno Perez


Novillo de Yerbabuena 
Origine García Pedrajas / Juan Pedro Domecq
Ganaderia fondée par Ortega Cano en 1995
© Photo Toros y Mas


Novillos de El Freixo
Origine Jandilla / Salvador Domecq
Ganaderia fondée par Julián López “El Juli” en 2003 
© Photo Radio Petit Doigt


CÔTÉ CANTO

 
Manuel Jiménez Centeno - Né à séville en 1885
Cantaor y Matador de novillos
© Vidéo Antonio Manuel Molina Escobar


Paco Peña -Né à Ecija en 1969
Cantaor y Banderillero
© Vidéo Ladrogueriamusic 



Alejandro Talavante - Né en 1987 à Badajoz
Cantaor, si el toro lo permite 
© Vidéo Actualidad en un Tuit