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vendredi 26 juin 2015

La force du toro considérée

Dans son fameux « Blessures et mort des taureaux de combat », Marc Roumengou  souligne que, lorsqu’il soulève cheval et picador, on a tort de penser que le taureau ne soulève « que » quelques 800 kg. Il nous rappelle (à l’aide d’un extrait du livre intitulé « Les carnets du vétérinaire ou la corrida à l’envers » de Jean Daulouéde) le satané principe des leviers :

« Si les bras d’un levier sont d’égale longueur, les poids aux extrémités doivent être égaux pour maintenir l’équilibre. Par contre, le poids doit être 6 fois plus important du côté d’un bras 6 fois plus court. Ce qui aboutit pour 1 kg, à un poids 7 fois supérieur sur le point d’appui ou centre de gravité. Le taureau en train de soulever (et non de le pousser) réalise le modèle expérimental ci -après.
On peut estimer que la distance entre la pointe des cornes et l’axe vertical de ses membres antérieurs est à peu près 6 fois la distance entre cet axe et l’extrémité postérieure des muscles releveurs ou extenseurs de la tête et également le lieu d’insertion des muscles  tirant vers le bas et situés en arrière des omoplates et au niveau de l’articulation scapulo-humérale (triceps brachial). D’autre part, le taureau conservant intact ses muscles extenseurs de la tête pourra encore soulever alors qu’il ne devrait que pousser. Le taureau fera donc des efforts pour soulever 800kg ; par le jeu du bras de levier, il lui faudra déployer une force de 4800 kg et le tout fera 5600 sur les membres antérieurs. » 

La démonstration est certes intéressante mais ne vaut que si le cheval est debout. Ou disons, légèrement incliné vers le toro.

Mais quelle force doit donc déployer le toro pour soulever le cheval quand ce dernier est carrément couché sur lui ?

© JotaC - Cavalerie Heyral

© Bertrand Caritey - Cavalerie Bonijol

© JotaC - Cavalerie El Pimpi

Zanzibar

mardi 22 juillet 2014

Crèmes taurines et terres catalanes

Vieux Boucau

Ci-dessous la réponse de l'ADAC à  l'édito du 14 juillet où un provocateur "notoire" s'autorise une série de dérapages comme il les aime. Ce communiqué ne sera évidemment pas repris sur son site qui n'a pas pour habitude de balayer devant sa porte fraichement repeinte.

"L’A.D.A.C. communique :

A la suite de certaines réactions consécutives au choix de la cuadra de « Caballos Navarro », l’A.D.A.C. entend apporter certaines précisions.

Le choix de se séparer de la cuadra Bonjiol provient de divergences de vues pour l’organisation du tercio de piques et en particulier quant au choix du matériel. Ces divergences existent depuis quelques années et ont conduit aux décisions prises de part et d’autre.

Si l’A.D.A.C. a gardé le silence sur cette question, c’est par respect pour le travail d’Alain Bonijol et dans un souci d’éviter tout dénigrement.

Affirmer que ce choix a été influencé par un aficionado extérieur est totalement faux. Il est évident qu’après 27 ans d’existence l’A.D.A.C. a acquis suffisamment de maturité pour ne pas se voir dicter ses choix par quiconque.

Par ailleurs, affirmer qu’une cuadra doit masquer les carences d’un toro est contraire à notre conception du premier tiers. Nous croyons que les chevaux sont plutôt là pour le révéler dans sa bravoure, sa mansedumbre, son poder ou sa faiblesse…

A cet égard nous considérons que la cuadra de Caballos Navarro a tenu efficacement son rôle.

Pour conclure l’A.D.A.C. tient à réaffirmer qu’elle entend être la seule à avoir la maîtrise de l’organisation du premier tiers à Céret."

Du petit lait....

El Ubano