mercredi 8 janvier 2014

Evolution des Toreros

CÔTÉ CAMPO   

Novillo de Ordóñez Araujo, Herederos de D. Antonio
  Origine Atanasio Fernandez / Conde de la Corte
Ganaderia fondée par Antonio Ordoñez en 1962
© Photo Josue Moreno Perez


Novillo de Yerbabuena 
Origine García Pedrajas / Juan Pedro Domecq
Ganaderia fondée par Ortega Cano en 1995
© Photo Toros y Mas


Novillos de El Freixo
Origine Jandilla / Salvador Domecq
Ganaderia fondée par Julián López “El Juli” en 2003 
© Photo Radio Petit Doigt


CÔTÉ CANTO

 
Manuel Jiménez Centeno - Né à séville en 1885
Cantaor y Matador de novillos
© Vidéo Antonio Manuel Molina Escobar


Paco Peña -Né à Ecija en 1969
Cantaor y Banderillero
© Vidéo Ladrogueriamusic 



Alejandro Talavante - Né en 1987 à Badajoz
Cantaor, si el toro lo permite 
© Vidéo Actualidad en un Tuit 

dimanche 5 janvier 2014

La corrida à travers les âges (dub version)


A 4 ans : Le Dicotoro (Sebastian Garcia Schnetzer)
Les dessins avec des tas de couleurs permettent tout, même d’aborder de manière très simple des notions pourtant complexes (certes attaquées par leur angle consensuel mais la littérature subversive pour les moins de 5 ans, c’est assez rare je crois).

A 9 ans : L’assassin n’aime pas la corrida (Jacques Venuleth)
Un vrai polar, pas gnangnan, écrit par un aficionado qui doit aller aux arènes (et non pas un auteur qui s’est simplement documenté) : quasiment pas une bourde dans les descriptions des évènements à connotation taurine ! 
Édité chez Milan - Collection Zanzibar (j’dis ça, j’dis rien). 

A 13 ans : Le Fils du Torero (Maia Rodman)
Loin de cantonner la tauromachie à un simple décorum pittoresque, l'affaire se passe dans la tête d'un môme qui s'efforce en vain de sentir le gusanillo. Avec quelques morceaux de bravoure hilarants et un lexique des termes taurins plutôt bien fait.

A 17 ans : Corrida d'Amour (Florence Kiss)
Bon, là, les toros, c'est clairement pas l'argument central de l'intrigue mais, avec un peu de bol, les parents feront semblant d’être dupes…

A 21 ans : Le Chemin des Arènes (François Ducasse)
Incontournable. Pour sa préface. La plus belle du genre. Pour les photos de François Ducasse aussi, naturellement. Mais avant tout pour la préface de Patrick Espagnet. Magnifique !

A 25 ans : La Tauromachie (Claude Popelin)
Pour essayer de commencer à comprendre. Un peu.

A 30 ans : Grandes Faenas du XXème siècle (Pierre Arnouil & Ignacio de Cossio)
Parce qu'il est essentiel de pouvoir affirmer sans complexe et avec autorité que « c’était mieux avant ».

A 40 ans : Mano a Mano (Françoise Bourdin)
Il y a des moments dans la vie où il faut savoir avouer son manque de discernement et assumer ses achats compulsifs. A l'évidence, Madame Bourdin n'a jamais dû aller beaucoup aux courses et devrait se méfier des gens qui l'ont rencardée sur le sujet. Ce ne sont apparemment pas de vrais amis.

A 50 ans : Toros, Aficion et Gastronomie (Jacques Legris)
On est à l’âge (encore jeune, je suppose) où il convient de joindre l’agréable à l’agréable. Certains ne manqueront pas de lire attentivement (quoiqu'un peu tardivement) le chapitre brindé aux "femmes d'aficionados compréhensives ou simplement résignées" sous-titré "comment faire d'un voyage sur la planète des toros un chef-d’œuvre d'harmonie conjugale".

A 60 ans : Mas Cornadas Da el Hambre (Luis Spota)
A force de fréquenter les arènes, on finit enfin par maitriser suffisamment l’espagnol (j'espère) pour lire dans la langue de Javier Bardem.

A 70 ans : Genèse de la Corrida Moderne (Jean-Pierre Darracq)
Forcément, on l’aura déjà lu et relu mais… il faut bien boucler la boucle.

Zanzibar

vendredi 3 janvier 2014

Poème


" Oltre le dolcezze dell'Harry's Bar
e le tenerezze di Zanzibar
c'era questra strada…
Oltre le illusione di Timbuctù
e le gambe lunghe di Babalù
c'era questa strada…
Questa strada zitta che vola via
come una farfalla, una nostalgia,
nostalgia al gusto di curaçao…
Forse un giorno meglio ti spiegherò…
Et alors, Monsieur Hemingway,
ça va ?…
Et alors, Monsieur Hemingway,
ça va mieux ? "

Paolo Conte


Au-delà des douceurs du Harry's Bar et des tendresses de Zanzibar il y avait cette rue.
Au-delà des illusions de Timbuctù et des jambes longues de Babalù il y avait cette rue.
Cette rue silencieuse qui s'envole comme un papillon, une nostalgie, nostalgie au goût de curaçao.
Un jour je t'expliquerai mieux peut-être…
Et alors, Monsieur Hemingway ça va ?
Et alors Monsieur Hemingway, ça va mieux ?

mercredi 1 janvier 2014

La corrida à travers les âges


" De par messieurs les maire, soumaire et jurats gouverneur de Bordeaux, juges criminels et de police.

" Il est fait inhibitions et défenses à toutes personnes de quelque espèce et qualité que ce soit, autres que ceux qui sont préposés pour la direction du spectacle de la course de taureaux, de se placer ailleurs que dans les loges, amphithéâtre et parterre ; de descendre dans l'arène sous quelque prétexte que ce soit, même sous celui d'y conduire des chiens pour la course du taureau, à peine de cinquante livres d'amende pour la première fois et de plus grande peine en cas de récidive ; sans préjudice, à ceux qui voudront faire exercer des chiens, de les remettre aux directeurs ou à leurs préposés, pour les lâcher lorsqu'ils jugeront à propos, sans que les maîtres des-dits chiens puissent s'en formaliser.

"Comme aussi il est défendu, sous les mêmes peines, à toutes personnes qui assisteront audit spectacle de la course de taureaux, d'y crier, faire des huées et y causer le moindre trouble.

" Enjoint au chevalier du guet de tenir la main à l'exécution de la présente ordonnance. Et afin qu'elle soit notoire et que personne n'en puisse prétendre cause d'ignorance, elle sera lue, publiée et affichée à son de trompe aux cantons et carrefours ordinaires de la présente ville, et notamment aux portes et lieux les plus apparents du cirque, où se donne le spectacle de la course de taureaux.

" Donné à Bordeaux en jurade, sous le seing du clerc, secrétaire et greffier de l'hôtel de ville, le 22 novembre 1755.

"Signé : Chavaille"

Texte extrait du précieux "La corrida à travers les âges à Bordeaux et dans le Sud-Ouest" de Maurice Ferrus - UBTF 2013

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Bonnes résolutions

- Faire la sourde oreille aux menaces des juges criminels et de leurs acolytes.
- Descendre dans l'arène pour y lâcher les chiens sans se soumettre à l'arbitrage des directeurs et préposés.
- Protester dès lors que notre afición est indéniablement flouée, exploitée, méprisée.
- Offrir un verre au chevalier du guet.

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