dimanche 18 janvier 2015

Camilo José Cela, écrivain et aficionado, prix Nobel et práctico

Camilo José Cela toreando en Cebreros (Ávila ) - 1943


Camilo José Cela toreando en Las Navas del Marqués (Ávila) - 1948



Luis Miguel Dominguín ofrece el capote a Cela en un tentadero 

en su finca "La Companza" en Quismondo (Toledo) - 1957


Manuscrit de "A bote pronto"

jeudi 15 janvier 2015

Aux choses d'Espagne

La Corrida 

au théâtre Ch. de Rochefort

" La Corrida"     

"Une belle fille, au pays d'Espagne - une certaine Rosita - ne peut se libérer d'une sombre mélancolie. Elle a épousé un homme plus âgé qu'elle parce qu'il était fort riche ; mais elle n'a pas trouvé près de lui le bonheur et elle ne le lui a pas apporté non plus. Les scènes de ménage désolent leurs nuits et sont la fable des alentours... 
Un jeune fermier des environs, Vicente Diaz, courtise la belle Rosita. Son vieil époux en prend tant d'ombrage qu'il se suicide avant même d'être trompé. Mais il a lancé, en mourant, la flèche du Parthe : il a rédigé un étrange testament qu'un étrange notaire a charge d'exécuter. Pour hériter sa fortune, la femme du mort devra épouser immédiatement le jeune Vicente Diaz et devra être heureuse avec lui... 
Hélas! le bonheur ne se commande pas. Rosita, ayant épousé Vicente, continue de se languir d'ennui. Elle essaye en vain de s'en consoler avec un valet de ferme bien râblé. Le spectre du mort la hante. L'appel de l'au-delà est de ceux auxquels on ne résiste point.
Telle est l'aventure tragique aux péripéties de laquelle nous a conviés M. Léon RUTH. Du sang, de la volupté et de la mort : dès qu'on touche aux choses d'Espagne, les sentiments deviennent volontiers farouches... 
En tout cas, Charles de ROCHEFORT, Emile DRAIN, Mary GRANT, animent de leur mieux cette sombre histoire, adroitement présentée par un auteur consciencieux."

 Article de presse de  Jean Michel RENAITEUR


Rosita

Commentaire : 

Fumeuse histoire taurine quand même, que celle de Rosita  qui a épuisé le vieux riche, le jeune fermier, le "valet de ferme bien râblé", mais se languit toujours d'ennui, pauvre fille. Que le vieux se soit suicidé avant de tuer tout le monde passe encore, que l'auteur de la pièce se nommât  Léon RUTH ne gâche rien, mais ça manque de toros, de vin et de charcuterie. Bref, on n'y croit pas nous non plus. Nous avons fouillé les sites traitant de théâtre, comédie, salles de spectacles... rien.
Nous avons fait une recherche "Rosita" sur Google Images, le résultat est mince. 

El Ubano

lundi 12 janvier 2015

La lettre d'Amélie


« Merci pour votre lettre du 2/10. Pour répondre à votre question, je suis contre la corrida.

La corrida n’a pour moi de sens qu’en tant que métaphore. Je comprends la nécessité d’un combat symbolique entre l’homme et l’animal, cela dit des choses essentielles sur notre espèce et ritualiser cette lutte peut être fondateur.

Mais puisqu’il s’agit d’une métaphore, la mise à mort de l’animal me parait d’une barbarie inacceptable d’autant qu’elle n’est absolument pas nécessaire à cette métaphore. C’est vrai aussi pour toute douleur infligée à cet animal dans le cadre de ce combat symbolique. On ne peut y voir que de la cruauté gratuite.

On m’objectera que parfois c’est l’homme qui est blessé ou tué dans ce combat. Commençons par préciser que je ne souhaite pas davantage de mal à l’homme dans la corrida. Mais quand cela se produirait, ce serait son choix, alors que l’animal, lui, n’a rien choisi. Ce qui fait une sacrée différence.

D’aucuns me diront que la corrida est inenvisageable sans au moins blesser l’animal. Je ne m’y connais pas assez pour le savoir mais si c’est le cas, je ne vois pas comment on peut souhaiter la perpétuation de ce rituel. »

Amélie Nothomb

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Amélie n’aime pas la corrida.

Elle en comprend la nécessité mais elle n’aime pas ça. Pas en vrai du moins. Pas jusqu’au bout. Évidemment pas jusqu’à la mort. Mais même dès avant la mort, elle n’aime pas ça. En fait, Amélie est contre la corrida du début à la fin.

Pourtant, il me semble qu’elle voit les combats de toros d’une manière qui se rapproche dans le fond un peu de la nôtre. La différence, c’est qu’elle les regarde avec la morale, la raison et l’intellect alors que nous on les regarde avec les yeux, le ventre, et le cœur.

Dans sa réponse à ma lettre, Amélie ne m’insulte pas, ne me menace pas. Mieux : elle ne me juge pas. Elle dit juste que la corrida elle est définitivement contre. Elle le dit simplement, fermement, et intelligemment. Une fois n’est pas coutume…

Dans ces conditions, on ne voit pas trop pourquoi les opposants à la corrida n’auraient pas la parole une fois de temps en temps sur Algo de Memoria. Après tout, Amélie ressemble à la moitié des gens qui nous entourent.

Zanzibar

mercredi 7 janvier 2015

Signé Edgard

Corrida espagnole -19- 

Le taureau est trainé hors de l'arène et banderilles de feu








18 août 1901,  jour de la course de taureaux


Ernestine,

Je vous envoie la seule carte de la course de taureaux disponible dans toute la ville de Roubaix : j'ai été au moins dans 15 magasins.


Edgard X

dimanche 4 janvier 2015

Les vieux

"Être aficionado ne signifie pas seulement que l'on aime. On souhaiterait que cela veuille dire aussi que l'on connait. Mais connait-on jamais ce que l'on aime ? On peut toujours se vautrer délicieusement dans les bras de l'illusion  sans jamais trop savoir qui a fait le lit...

Et c'est là que la tauromachie est un profond mystère. Plus on s'en approche et plus elle s'éloigne. Les vieux vous le disent souvent comme à regret, même ceux qui ont vu Manolete, surtout ceux qui ont vu Manolete. Ils vous l'avouent un soir de vieil apéritif ; ils n'y comprennent rien !

Les vieux aficionados ne jugent plus depuis longtemps. Ils sifflent encore moins les pantins de la piste. Et de longue date ne conspuent plus le cravaté délégué aux mouchoirs. Quelquefois même ils oublient d'aller aux arènes. Comme fatigués d'avoir creusé un abîme sans fond, comme exténués par le poids d'un rocher sisyphal, comme si l'autre rive s'éloignait de plus en plus, mirage, désert, brume, encens, crémation d'illusions, fumée de rêves. Les vieux se taisent. Muets de trop d'émotions inexpliquées."


Patrick Espagnet

Extrait de "Les chemins de l'arène"

jeudi 1 janvier 2015

Faisons simple...



Espadas, sobresalientes et espontaneos

Toute l'équipe de ...algo de memoria

Vous souhaite une bien bonne année ! ! !