jeudi 12 février 2015

Les réponses au Jeu des Captures - Manche 1


Jamón Jamón (Jambon Jambon) de Bigas Luna (1992)


Les figuras :  
  • Marc
  • Richard
  • Shaun
Les novilleros :
Les espontaneos :
  • El Nuevo : Mad Max « Au-delà du Dôme du tonnerre »
  • Norakuro : Juan Bautista, une vie de torero / Pierre Vidal 2011
  • JotaC : il s'agit, ça c'est vicieux, d'un extrait de clip vidéo et non d'un film, dans sa version initiale, jamais sorti sur les petits ou grands écrans en dehors des circuits parallèles d'un milieu que l'on peut facilement qualifier d'interlope même si musical. Ce sont les Village People interprétant leur chanson Macho Man, en 1978, sur un terrain de soccer du désert californien près de la ville de Palo Alto, d'où les poteaux, une "référence métaphorique" comme on dit dans les Cahiers du Cinéma. Les autres membres du groupe sont cachés derrière les buts et s'apprêtent à crier " Olé ! ", on devine même une casquette qui dépasse…  Avec des shorts pareils, on pouvait pas nous la faire et toc !


  Paths of Glory (Les sentiers de la gloire) de Stanley Kubrick (1957)


Les figuras :  
  • Marc
  • El Nuevo
  • Clément
  • Shaun
Les novilleros :
Les espontaneos : 
  • Norakuro : La course à l'Espace (Corrida espacial) / Stanley Kubrick 1959 - Court métrage méconnu du célèbre réalisateur américain... alors qu'il est en vacances au Mexique à la fin du printemps 1962, il à l'idée de faire un parallèle entre la guerre froide et particulièrement la course à l'espace et les "courses de taureaux"... et finalement bien des scènes se trouveront dans... Dr Folamour.
  • JotaC : trop facile ! Le passage du fameux chef d’œuvre de Stanley Cubi, Les sentiers du Magloire. C'est l'instant ou le héros, devenu alcoolique au calva à perdu toute contenance et lance à la cantonade (rien à voir avec Eric) "Ne comparez pas mon haleine de crapaud avec la carte de l'apéro." comme il est un peu grisé, il se vautre dans son texte avant de se prendre les pieds dans le tapis et de rouler bouler dans la fange en vomissant sa tripaille comme un soudard qui agonise, beurk !  Un film pathétique,  sans concession, très tranché...

 

Inside Man (L'homme de l'intérieur) de Spike Lee (2006)


Les figuras :  
  • Shaun
Les novilleros :
  • Marc (Le loup de Wall Street)
  • Clément (Le loup de Wall Street)
Les espontaneos : 
  • El Nuevo : Ghostbusters
  • Norakuro : Géant ou la corrida d'airain (Giant !) / Karl Neudorfer 1999 - il s'agit d'une étrange histoire ou les statues représentant des Taureaux - ou le minotaure - prennent vie... scary !
  • JotaC : encore plus simple, la suite de L'âge de glace, L'âge de pierre où tous les animaux qui traversent la rue du Mur, c'est comme ça qu'elle s'appelle, en dehors des clous sont immédiatement pétrifiés. Ils ont les bourses qui tombent illico presto dans un grand bruit qui fait krach pendant que des centaines de types en cravates, très agités, courent en tout sens, levant les bras au ciel en mâchant fébrilement du chewing-gum et en hurlant dans une langue aussi Anglo que Saxonne  : "vendez-tout !" Ce que les italiens traduisent par "vendetta !" les Espagnols par "¡coño!", les Grecs par "tulasdanslos ! " et les Français par "le bon coin !" Un film à chier qui fout les bulls et pas tellement taurin finalement…

 

Matador de Pedro Almodovar (1986)


Les figuras :
  • Marc
  • Clément
  • Shaun
Les novilleros :
Les espontaneos :
  • El Nuevo : Welcome to New York
  • Norakuro : Pepi Lucy Bom et autres filles du quartier (Pepi, Luci, Bom y otras chicas del montón) Pedro Almodovar 1980... la fameuse scène où...
  • JotaC : un film un peu olé-olé, à la limite du porno, La double vie de Véronique. C'est l'histoire d'une fille qui a une double vie et qui s'appelle Véronique. Original, non ? Elle se fait passer pour une sainte mais tiens, mon œil ! En fait, c'est une nymphomane qui se coiffe comme Marge Simpson pour aguicher les mâles du secteur. Dès que le soir tombe, elle s'enveloppe dans une cape rose et jaune sans rien dessous, la zapopine ! Puis elle s'en va chauffer les réverbères sur la place du village où ça ne fait pas un pli, en un instant, y'a en a toujours un qui rapplique. C'est pas ça qui l'effarouche. Elle répond à chaque assauts par une nouvelle passe et ne conclue que lorsqu'elle est à court de capote. C'est par la célèbre réplique, "une bonne estocade est le résultat d'une bonne passe"  qu'elle met un terme à sa prestation puis elle le quitte… à demi-pas, s'éloigne la Véronique. Le lendemain, elle reprend ses airs de sainte nitouche mais personnes n'est dupe. Y'en a qui l'appellent Chuicuelina, d'autres Gaonera, Delantales ou Serpentina mais la plupart chantent sur son passage "Véronique, nique, nique"… alors, elle pleure. C'est nul, je vous avais prévenu que c'était cul-cul !


Manolete de Menno Meyjes (2010)


Les figuras :  
  • Marc
  • El Nuevo
  • Clément
  • Shaun
Les novilleros :
Les espontaneos : 
  • Norakuro : Nimeno II le film / Lucien Clergue 2015
  • JotaC : encore un piège qu'il a fallu éviter d'autant que la capture d'écran en cadeau est extraite du même film, La métamorphose des clopeurs. C'est l'histoire d'un groupe de potes qui veux arrêter de fumer mais c'est vachement dur ! Certains optent pour le patch, d'autres pour les nicorettes, soit en pâte à mâcher ou en pastille, goût menthe ou fruit frais voir frisson extrême pour les plus motivés. Mais tous décident que le mieux est de se serrer les coudes et de pratiquer la marche à pied dans une sorte de groupe de parole mobile. C'est pas facile pour tous, certains manquent de volonté au départ mais à l'arrivée, après une sorte de road movie en escarpins, on assiste à la métamorphose du groupe. On pouvait se douter qu'il se passait des choses bizarres dans leurs têtes quand on voit comment ils sont sapés au début. Heureusement, à la fin le bon goût triomphe et chacun assume sa réalité humaine et sociale. Ceux qui portaient des bas roses deviennent des filles, ceux qui ont réussi une ascension sociale fulgurante sont en bras de chemise tendance ultra fashion et exhibent le trophée qu'ils ont remporté de haute lutte. Une leçon de vie. Vachement dur comme nous disions d'où le trophée. Bref, un film qui bouscule les préjugés et ose aborder un sujet brulant d'actualité portant sur la quête de soi et la force de l'amitié, la place de chacun dans la société humaine, au fur et à mesure que l'on avance dans la vie, chemin faisant et, qu'on arrête enfin la clope. Un film qui répond enfin à la question, y'a-t-il une vie après les cendres ? Fort, très fort… à couper le souffle !

 Blood & Sand (Arènes sanglantes) de Fred Niblo (1922)


Les figuras :
  • Marc
  • Shaun
Les novilleros : 
  • Clément : Blanca Nieves
Les espontaneos : 
  • El Nuevo : 9 juin 1985 ou Platoon
  • Norakuro : Torero de Carlos Velo 1956 - no comment ... un film mexicain, c'est l'enfance de l'art à trouver !
  • JotaC : pour finir, un film noir, bizarrement intitulé Plein soleil. Un type décide de prendre des vacances sur la Costa del Sol et part avec son animal fétiche s'installer sur la plage sans prendre la moindre précaution, pas de crème solaire, pas de bouteille d'eau, pas de chapeau, aucune ombrelle, pas le moindre parasol. Il commence à se trouver mal suite à une insolation sur la plage de Marbella. Bien fait pour sa gueule ! La prochaine fois il essaiera Costa del Sol y Sombra. Il n'avait qu'à faire un peu attention au lieu d'en faire des tonne à agoniser pendant des plombes sur le sable fin au pied de son animal qui est tout déshydraté lui aussi, à cause de cet abruti qui a absolument tenu à lui montrer ce que c'est qu'une arène de plage. On l'avait prévenu, merde ! Non mais c'est vrai à la fin ça énerve. Donc un film un peu con et énervant, à éviter. 


Camping de Fabien Onteniente (2006)


Les figuras :
  • Marc
  • El Nuevo
  • Clément
  • Norakuo
  • Shaun
Les novilleros :
Les espontaneos :

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Résultats de la manche :
  • Shaun : 7 points
  • Marc : 6 points
  • El Nuevo : 4 points (dont le point de l'humour potache pour l'illustration justificative de Ghostbusters)
  • Clément : 4 points (malgré l'usage abusif de google images, ce qui, en la circonstance, est assimilable à un abus de julipié)  
  • Norakuro : 2 points (dont le point de l'humour drôle (ou pas))
  • Richard : 1 point 
  • JotaC : hors catégorie / groupe spécial

Remise des prix et trophées :
  • Prix "John Ford" (prix du meilleur chef de lidia) : Marc
  • Prix "Excalibur" (prix de la meilleure estocade) : El Nuevo
  • Prix "La vérité si je mens" (prix du quite salvateur) : Clément
  • Prix "Cameo" (ovation) : Richard
  • Prix "Nagisa Oshima" (vuelta) : Norakuro
  • Prix "Alejandro Iñarritu" (deux oreilles) : Shaun
  • Prix à la meilleure pique : desierto (pour un peu, je m'octroierais le point de l'humour à moi-même, tiens !)
  • Prix "Penelope Cruz" (et sortie a hombros) pour JotaC (qui n'a même pas pris la peine de lidier le regalo ; être sûr de son fait, c'est aussi ça être une figura...)
  • Bronca à Mafalda (qui passe bêtement à côté du prix "50 nuances de Grey" et d'une queue potentielle)
NB : Luigi ne s'est pas présenté au paseo, il avait envoyé un certificat médical.

Bravo et merci à tous ! ! !

Rendez-vous prochainement pour la deuxième manche...

Zanzibar

lundi 9 février 2015

Des toros à Cauterets

Luis Mazzantini est né 6 ans après la Loi Grammont, ce dont il s’est éperdument fichu jusqu’à ses 24 ou 25 ans puisqu’il n’a jamais envisagé de se faire torero avant cet âge avancé. 

Les débuts sont durs, très durs pour cet homme qui n’entend rien aux toros mais qui se retrouve avec charge d’âmes et a grand besoin d’argent après la mort prématurée de son père. A cette époque où il convenait d’être banderillero avant de se voir conférer l’alternative, Mazzantini décide de s’affranchir de ce passage obligé et, par la seule force de sa volonté, finit par devenir le plus grand tueur de son époque, maître absolu du volapié.
Bientôt, Don Luis est tellement populaire qu’il est appelé à toréer partout, y compris là où c’est interdit. C’est ainsi qu’il débarque à Cauterets en juillet 1881*. Certains pourront s’étonner de cette date puisque le 17 juillet de cette même année il n’y avait pas l’ombre d’un tendido dans la ville thermale. Mais cent six ans avant l’avènement de l’ISO 9001, le Conseil Municipal a fait construire une plaza d’une capacité de 3000 places, réunissant « toutes les conditions de solidité et de sécurité » en moins de 15 jours !

La cuadrilla espagnole du cartel inaugural est composée de Luis Mazzantini, premier espada, Gonzalez de Canina, Romualdo Puerto et Ramon Marquez. Ces messieurs sont accompagnés d’une compagnie d’écarteurs à la tête de laquelle on trouve Paul Daverat accompagné de Candau, Pinon, Boniface et quelques autres. Quant aux vaches et aux toros, ils viennent « des meilleures ganaderias ».

La Gazette de Cauterets

du dimanche 24 juillet 1881

Dans le Journal de Cauterets, Ernest Wallon ne ménage pas son enthousiasme pour cette première course où l’élégance des dames le dispute aux belles manières de tous les « caballeros » en piste. Par-dessus tout, il se réjouit  du fait qu’aucune goutte de sang n’ait été versée…
 Le compte-rendu de la corrida suivante est signé par Alfred de Rieux. Il y est toujours question des costumes resplendissants mais aussi des péripéties dramatiques de la course : avec la complicité des autorités, Mazzantini a mis un coup de canif dans la loi Grammont et un coup d’épée dans la toro. La tarde fut un succès.
La troisième et dernière corrida du cycle sera organisée au bénéfice de la cuadrilla espagnole et de Paul Daverat. On peut supposer que Mazzantini n’aura pas résisté à estoquer son adversaire.

L’enthousiasme provoqué par cette nouvelle « attraction » est retombé comme un soufflé. En 1890, dans un sursaut de velléité taurine et alors que les arènes de bois érigées comme par enchantement neuf ans plus tôt sont détruites, un nouveau Comité des Fêtes songe à reconvertir la piste du law-tennis  en ruedo. Le projet ne verra jamais le jour.

En 1895, Mazzantini est repassé par la station thermale et Le Réveil de Cauterets - journal mondain, artistique, littéraire et d’intérêt local - envisage à cette occasion l’organisation de nouvelles courses mais en tenant compte cette fois-ci des « interdictions très raisonnables des corridas espagnoles avec mort ». La garbure avait beau être copieuse et goûteuse, Mazzantini a naturellement passé son chemin sans s’attarder.

Zanzibar

NB : l’Abbé Pragnère raconte dans son livre de souvenirs de chasse « A la poursuite des izards » :
« J’étais tout enfant quand, d’un convoi de taureaux de course venant d’Espagne aux arènes de Cauterets où de belles corridas étaient données vers 1880, un redoutable encorné s’échappa pendant le débarquement en gare de Pierrefitte ; il gagna la plaine, puis après avoir traversé le gave à la nage, la montagne d’Artalens. »
L’histoire ne dit pas ce qu’est devenu ce toro...

* Merci à Marie-Paule Mengelle de m’avoir fourni les coupures du Journal de Cauterets qui m’ont permis de bâtir cet article.

vendredi 6 février 2015

1985 - 2015

Il y a trente ans Alavaro Domecq y Diez publiait "El Toro Bravo, Toreria y practica de la bravura" il y rappelait les traditionnelles méthodes d'élevage, et revenait sur les définitions de bravoure, race et caste. Il venait remettre un peu d'ordre sur les notions de morphotype, le poids, la taille, les cornes et les méthodes d'élevage. Un discours au bout de son expérience de vieil éleveur et cavalier, un peu dépassé par la tournure des choses.

Extrait:

« On a attaché trop de prix à la bonté du taureau; on a trop fait pencher la balance en faveur du torero, pour lui permettre d'exécuter sa faena en enchaînant les passes. Or cette bonté si recherchée n'est le plus souvent que le manque de nerf, autrement dit de caste. En diminuant celle-ci, en, la diluant, nous avons produit un nouveau facteur de chute. » 

« Sans parler du caparaçon, la taille du cheval est à présent démesurée. Pour des raisons de sécurité et d'économie, on choisit des mastodontes, et non des bêtes efflanquées d'antan à la merci des coups de corne, mais agiles et faciles à dominer. Contre ces chevaux protégés par un caparaçon qui descend jusqu'à terre, blindés par ce matelas, le taureau perd son sang, s'effondre, reçoit des lésions qui naturellement influent sur ses chutes. »

Ils étaient, comme lui, nombreux et bien placés pour le dire. Depuis longtemps. Mais énoncer des évidences n'aura pas suffi à changer le cours des choses. Le système resta le plus fort. Aussi faut-il les répéter, encore et toujours, en attendant les jours meilleurs.

El Ubano

lundi 2 février 2015

Jeu des captures taurines - Manche 1

PROLOGUE
 
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Le Jeu de Captures fait rage. Les plus brillants "bargiens" rivalisent avec les moins fréquentables des cinéphiles parisiens lors de joutes aussi bestiales que féroces.

Déracinée de sa cyber-contrée originelle par la grâce d’une force mystérieuse, l’une d’entre eux se retrouve violemment transbordée sur la planète des toros.

La septième neige arrivant, l’exilée tente d’arracher les aficionados des griffes de l’hiver en sortant l’arme absolue qu’elle a volée aux "bargiens" avant son départ précipité…


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Les règles du Jeu des Captures sont simples, immuables et non négociables :

  • Le but est de reconnaître les films dont sont tirées les captures qui composent cette manche (il s’agit donc d’en découvrir les titres)
  • Tout le monde peut jouer (certains devraient même se sentir obligés de participer)
  • Les réponses doivent être adressées à l’adresse mail de contact du blog : algodememoria@gmail.com
  • Un seul message par personne
  • Une seule proposition de titre par capture
  • Un point de l'humour pourra éventuellement être accordé au petit rigolo le plus méritant de la manche. Ce point est laissé à la discrétion de l'organisateur.

Il n’y a rien à gagner.

Vos réponses sont attendues sous 8 jours. Les résultats seront publiés sous une dizaine de jours.

Cette première manche est composée d'un lot de 6 captures extraites de films qui ne sont pas forcément taurins.
 
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Capture 1


Capture 2


Capture 3


Capture 4


Capture 5


Capture 6


Capture de regalo